Au supermarché tout à l’heure. On entre enveloppé d’une épaisseur de chaleur à vous obstruer chaque veine du cerveau, et, à la seconde suivante, une fois traversés le sas et les portes vitrées coulissantes, on se sent comme un produit surgelé dans son bac. Le même froid que dans les bacs à surgelés devant lesquels…

Read More De l’effondrement

Cherche désespérément un endroit où vivre (A Place to come to pour reprendre le titre du chef d’œuvre de Robert Penn Warren). Quinze années dans le Cantal, autant d’hivers et autant d’été, à plus de 1000m, habituent l’organisme à un climat plus tempéré – les canicules, en général, sont moins brûlantes, et rares sont les…

Read More Par de grandes chaleurs

La ville se déploie tout le long d’une immense avenue centrale, d’une longueur qui défie l’entendement, et d’une largeur telle qu’en vous positionnant sur le côté des numéros impairs, il vous est impossible de voir le côté des numéros pairs. Sur plusieurs centaines de mètres en largeur, se succèdent des dizaines de voies de circulation…

Read More La Ville

Je me promenais tout à l’heure dans les bois de Ravel : de larges chemins parfaitement dégagés, des sentiers soigneusement débroussaillés, et tous ces panneaux de signalisation pour ne pas se perdre. Pas le genre d’endroit où je traîne mes guêtres habituellement, mais je n’avais pas beaucoup de temps devant moi, pas assez de temps…

Read More Mondes perdus

Non, non, y’a pas de mal. Quatre soixante. Je les prends en M de préférence si vous avez. Je te tiens le parapluie. Vas-y. Je te tiens tu me tiens par le parapluie. Ha c’est malin ! Concentre toi plutôt sur ce que t’as à faire ! C’est normal. Rien de plus normal. C’est le…

Read More Au Café (2)

Un chien hurle. Une chouette semble lui répondre. Voilà un joli concert de fin de soirée. Bientôt Minuit sur le village. Iris fait consciencieusement le tour du quartier. Le village est tout petit, mais il se débrouille quand même pour compter plusieurs quartiers – 80 âmes (humaines), presque autant de chiens, beaucoup plus de chats…

Read More Promenade du soir

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C’était grand vent aujourd’hui. Et même une belle averse qui nous a surpris, Iris et moi, alors que je contemplais les nuages sombres arrivant par l’ouest. Ils pressaient l’allure les nuages – inutile de chercher à les prendre de vitesse : on en sera quitte pour une petite ramée comme on dit, et c’est fort…

Read More Grand Vent

Elle m’a montré une photo de son fils. Une photo d’identité qu’elle avait glissée dans la pochette de son téléphone portable. C’est bizarre non de montrer une photo d’identité de son gamin ? Moi, si je voulais montrer mon fils, je choisirais une photo plus je sais pas, vivante ? Genre mon fils dans le…

Read More Au Café

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Avant l’arrivée des premières averses, Iris et moi filons prendre l’air (on en a laissé pour d’autres promeneurs humains et non-humains, rassurez-vous – c’est encore, paraît-il, une ressource librement disponible, non privatisée ! Quoique.. Dans les grandes villes, se pourrait bien qu’un jour on la taxe à hauteur de sa « qualité »). N’ayant pas envie d’utiliser…

Read More Propriétés privées

Des interviews, j’en ai fait d’autres déjà. Rien que l’année dernière, deux à la suite pour la télévision. Oui je sais. La dédicace, tu la veux en page de garde ou.. Non là, ça ira très bien. T’en fais pas. Elle sera contente de toutes façons. Tu l’écris comment son nom déjà ? DÉMISSION DU…

Read More Au Marché (II)

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Avec une cheville en vrac me voilà traînant la patte autour du lac – ce qui réjouit Capou, le plus petit des chiens, qui d’habitude peine à suivre la cadence, et, ce soir, en viendrait presque à me dépasser. Les premières grandes chaleurs de l’année m’assomment  – les dernières aussi d’ailleurs, sans compter celles qui…

Read More Premières chaleurs

En promenant Iris, il m’est venu l’idée, je ne saurais dire au juste pourquoi elle m’est venue, que j’étais peut-être atteint depuis toujours d’une forme sans doute bénigne de narcolepsie. Quand on est un peu curieux de psychologie et qu’on se sent suffisamment mal à l’aise auprès de ses semblables, il est fréquent de s’essayer…

Read More De la narcolepsie

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Tandis qu’Iris croque avec passion dans quelques ossements de chevreuils abandonné par les renards, je m’assois sur une souche et fais le point : J’ai suivi le ruisseau du Miodet depuis le moulin des Gravines. D’abord par un sentier, brièvement en empruntant un large chemin forestier, puis, quittant les chemins, j’ai suivi la berge durant…

Read More Un ruisseau en forêt

VOUS AVEZ UN NOUVEAU MESSAGE => MESSAGE REÇU T’es où ? J’ai essayé d’appeler chez toi. Il y aura une soirée vendredi autour de la littérature américaine, avec des chercheurs. J’ai pensé à toi. Tu pourrais rencontrer des gens intéressants. Je te donne le contact des organisateurs si tu veux, pour te présenter. Et ton nouveau…

Read More Vous avez un nouveau message

Quelques sauts de carpes : un éclair argenté, une gerbe d’eau et ce éclat sonore profond – voilà qui m’éveille tout à fait d’un début de sieste. Iris aussi du reste, qui s’assoit au bord du lac pour observer – elle a couru après les canards tout à l’heure. Peu importe le nom des choses…

Read More Au bord du lac

Ça vous embête si je laisse mon sac, là ? Je vais prendre un café puis j’irai acheter deux trois trucs et je reviens. Non non, faîtes, on pourra le poser derrière le comptoir comme ça vous s’rez tranquille. Merci. Un café alors ! Z’êtes chargé comme une mule ! Vous allez où comme ça…

Read More Au Marché

Je me suis servi. Un pain aux raisins. Ce sera tout ? Non. Je prendrais un café aussi. 13H30 AF1557 Amsterdam Arrived 14H15 3 80 s’il vous plaît. Ha non. Excusez-moi : 3 30. Une viennoiserie plus un café ça fait 50 centimes de moins. C’est marqué là, je comprenais pas, j’avais mal vu. Te…

Read More À l’Aérogare