La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt

Vous pouvez aligner toutes les raisons du monde pour expliquer la victoire des partis d’Extrême droite partout en Europe, et dans bien des parties du monde, de l’Amérique Latine aux États-unis : le déclassement socio-économique, l’angoisse de la submersion démographique, l’influence des médias à la solde des néo-fascistes, le désir de ne pas prendre soin de ceux qui ne composent pas leur « nous » tout rabougri, crispé sur quelques valeurs rances.

Mais la véritable raison, commune à tous ces électeurs et ces électrices qui préfèrent voter pour l’extrême droite que pour des partis de gauche (qui, eux aussi, se présentent, parfois, comme « anti-système »), c’est le racisme.

Ils ou elles ne votent pas pour Ulrich Siegmund, Meloni, Bardela, Trump, Milei, ou Kast parce qu’ils ont une bouille sympa ou parce que Siegmund fait de la mobylette vintage RDA-Like. Mais parce que ces gens-là leur font la promesse que demain, les politiques se concentreront uniquement sur eux, les nationaux, les blancs, et qu’on se débarrassera de tous ces étrangers qui ne sont pas « nous », qui n’ont rien à faire chez « nous ».

Ces gens-là sont d’abord et avant tout des putains de racistes de merde, des suprématistes blancs, qui rêvent d’un « nous » « racialement » homogène, d’un entre nous exclusif et fermé, partageant des valeurs de merde, le travail, la famille, la patrie, la blancheur.

De vrai.es connards qui s’empresseront de vous casser la gueule s’ils en ont l’occasion parce que vous êtes de gauche, écologistes, racisés, LGBT++, ou solidaires des racisés etc..

 

(et je vous assure que ce n’est pas en essayant de rivaliser avec eux sur la défense des valeurs de la Famille, du Travail et de la Patrie que vous parviendrez à les empêcher d’accéder au pouvoir – je pense ici à ceux qui, à gauche, déclament grandiloquemment à chaque discours « la France ! », « les Français ! », en imaginant qu’il suffit de recomposer un « nous » national plus « inclusif » – le patriotisme, et le nationalisme, c’est la plaie, quelle que soit l’imaginaire qu’on lui associe.)

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