AVIS CRITIQUES

Vous trouverez ci-dessous quelques commentaires de lecteurs ou des critiques plus élaborées. Bonne lecture.

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Avis de lecteur pour Un débarras :

Dire que j’ai aimé le livre serait une litote. Donc, pour l’avoir aimé, et comme à l’accoutumée, lorsque j’ai été pris dans un univers, je m’efforce de ne plus le quitter en en rejoignant l’une des constellations (ça file les métaphores à toute vitesse, contrairement au Débarras). Parmi celles-ci, il y a les auteurs que Dana Hilliot cite dans l’ouvrage, notamment Werner Kofler, que je me suis empressé d’aller lire. J’ai immédiatement saisi le sens de cette référence, qui fait lien avec le reste de l’ouvrage. Dana Hilliot, me semble-t-il, aurait pu ajouter le Molloy de Beckett, ou encore L’Ulysse de Joyce. Mais il ne le fait pas, ce qui n’est jamais fortuit chez lui. Lorsqu’il cite Joyce, il s’agit du Joyce de la nouvelle. Non pas Le Grand Joyce, mais Joyce le « petit ». Avant d’atteindre les sommets, il faut encore se bagarrer dans les plaines (et qu’il y en a des bagarres chez Dana Hilliot). A l’instar de certains livres de Kofler, chez Dana Hilliot, il y a l’impossibilité d’écrire une histoire sans la dénoncer comme une histoire, c’est-à-dire un artifice, tout en l’écrivant malgré tout, ou plutôt, devrais-je dire, tout en la désécrivant malgré tout. A mesure que la lecture de l’ouvrage avance, Dana Hilliot essaie d’en ruiner le récit comme sa forme par divers moyens : recours à l »‘insignifiance » comme des histoires de la vie de son protagoniste, refus des dialogues, des personnages, de la littérature bourgeoise ponctuée par ses effets de style/de manche, des auteurs peu connus qu’il cite, bref à saisir le « minuscule » de nos vie ce livre est aussitôt un grand livre. Plus il repousse le lecteur (« qui aura continué de me lire page… »), plus il l’/m’attire. Plus il évacue le récit de ses mondanités, plus il le remplit de vie, de nos vies, qui ne sont rien d’autres, au fond, bien au fond, que des débarras.

 

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La critique de Les Ex ne meurent jamais, sur le blog Passion littéraire :

De retour en Afrique pour un colloque, Josh Minala décide de se trouver une femme.
Pas facile pour un jeune écrivain parti de son pays natal de rencontrer une femme qui puisse lui convenir.
Entre Menya Katalina, Séraphine, Riter, Greta, Minala se souvient, se perd dans ses souvenirs, côtoyant ce présent sans réel avenir sentimental.
Josh Minala est un jeune écrivain, en quête d’identité, se sentant rejeté, ignoré dans son « pays d’exil » la Suisse.
Se considérant comme un afrocain, mi-africain mi-blanc, il ne trouve pas plus sa place dans son pays d’origine.
Son opinion de l’Afrique est sombre voire dure mais pourtant si réaliste. Ses propos laissent à réfléchir quant à l’histoire et le sort de l’Afrique et des africains, berceau de l’humanité.
Cette histoire pleine, d’humour et de réalisme m’a plu. L’écriture est fine et recherchée bien maîtrisée.
Agréable moment de lecture.

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Izaurinda a été publié en début d’année 2017. L’auteure Anna Maria Celli propose un regard plutôt noir sur le monde actuel mais elle nous donne envie de croire en l’Homme même après qu’il ait fait le pire. Son héros, Sem, a quitté son désert et sa femme enceinte Izaurinda. Comme tous les hommes de sa famille, il est parti afin de vivre autre chose, ailleurs. Maintenant à Paris, il survit selon le bon-vouloir de Goulash, à qui il doit tout et à qui il obéit. Sem fera des rencontres, des individus perdus et enragés contre le monde entier. On découvre leur histoire, leurs pensées et leurs états d’âme. Nous sommes pris à parti et, malgré nous, notre colère envers eux se transforme en sentiment d’écoute et parfois même de compréhension. Première auteur féminin chez l’Opailleur, Anna Maria Celli propose un texte rude qui devrait vous hanter longtemps.
Aurélia Gouhier Librairie Effets de pages

Il en est des livres comme des coquillages sur la plage… on les ramasse par hasard et on les emporte avec soi, souvenirs discrets d’un espace plus grand, de sa luminosité, de sa volupté. Izaurinda est un livre magnifique, une écriture dont la musicalité évoque Céline, Yacine Kateb, Rachid Boudjedra ou Patrick Chamoiseau. Un récit admirable et puissant…
Pierre Rasamoela

Anna María Caroline Celli n’installe pas le lecteur en terrain conquis… Et pourtant coup de maître !
Dans un style vert et nerveux comme un chat de gouttière, d’une subtile maîtrise, la romancière se joue de tous les pièges imaginables: roman social, reportage édifiant, naturalisme, gothisme gore, stéréotypes racoleurs…
Violence, destruction, opportunisme, lâcheté, amour, rapine… le camaïeu nacré de l’écriture est d’une rare virtuosité, qui dans les vies minuscules des transhumances immémoriales restitue aux âmes perdues la fleur sauvage d’humanité que le regard commun leur dénie.
Bravo Anna María Caroline Celli !
Eric Darcourt-Lézat.

« …b‌ravo pour votre roman izaurinda , sombre et percutant ; c’est votre vision articulée avec une précision chirurgicale, sans banalités inutiles ni happy end moralisateur ; un livre témoin de son temps disloqué… »
Vladimir Mitz

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Eliette est le premier roman que j’ai découvert dans la collection de L’Orpailleur. Ce petit texte extrêmement dense, je l’ai adoré. J’ai découvert par la suite que l’auteur en était aussi son éditeur et j’ai été d’autant plus ravie de pouvoir échanger avec Christophe Havot et en savoir un peu plus sur son univers et sa ligne éditoriale. Eliette est un roman rural qui se déroule dans un village isolé de Bretagne où l’accueil n’est pas vraiment une valeur importante pour ses habitants accaparés par un dur quotidien très souvent au sein d’un domaine agricole familial. Tous savent qu’il se passe des choses parfois violentes, souvent tues et donc acceptées. Des phrases longues mais parfaitement maitrisées permettent de rendre cette ambiance lourde, palpable. L’auteur témoigne avec beaucoup de douceur et d’émotion de l’atmosphère dans ces foyers peu habitués à l’arrivée d’un étranger posant un autre regard sur leur village. C’est un premier roman fort que nous vous recommandons vivement.
Aurélia Gouhier Librairie Effets de pages

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A propos de Archipels YIN :
« C’est un exemple-modèle de livre long et touffu dans les broussailles duquel on s’égare avec plaisir, et sans s’y perdre. »
« Quelle force de l’écriture, quelle ampleur de l’histoire. Quel dénouement. On ne s’ennuie pas un seul instant.
Une lectrice