Hok de printemps à Prat-de-Bouc

Les quelques centimètres de neige tombés ces derniers jours font du bien : la neige est douce en début d’après-midi, l’idéal pour se lâcher un peu dans les descentes. Malheureusement, j’ai à peine deux heures devant moi, et toute la montagne sous mes spatules : je grimpe tranquillou jusqu’au dessus des rochers de Chamalières (les premiers hectomètres sont consacrés à cracher tout ce que ma bronchite a accumulé dans les conduits respiratoires), prend un peu la crête, mais il est déjà l’heure de redescendre – je croise un collègue de Murat qui fait sa grimpette du jour (lui aussi devra aller bosser après), on tape la causette sans déchausser. Iris fait la descente à fond en suivant mes traces. Trop court, frustrant, mais n’empêche, ça fait du bien, et puis je pourrais habiter en plaine ou loin des neiges : sachons mesurer la chance qu’on a : on part de chez soi (Valuéjols), et un quart d’heure plus tard on glisse sur la neige fraîche avec une vue imprenable sur les sommets. Si ça pouvait être ainsi toute l’année…