ÉVÉNEMENTS AU CHÉ CET ÉTÉ !

Tout l’été (ouvert du 5 juillet au 30 août de 11h à 16h, sauf les samedis, et le week-end du 31 juillet au 2 août inclus)

AFFICHE EXPO ÉTÉ 2015Exposition : Petites histoires du ski nordique cantalien et d’ailleurs…

Quelques étapes de l’histoire des pratiques nordiques, sportives ou utilitaires, dans l’histoire et dans le Cantal.


Jeudi 06 Août 2015

20H00

Apéro Concert : Éric Desfour, À l’improviste…

Le Foyer nordique du Ché reçoit le musicien Éric Desfour de la vallée de la Santoire, pour un apéro concert autour du violon et des musiques électro-acoustiques.

(Entrée Libre, Participation aux frais)

dE4-300x300

Concertiste et enseignant, Éric Desfour est violoniste de formation classique et multi-instrumentiste. Un temps Art-Rocker et circassien autodidacte auprès de la compagnie Maboul Distorsion à Nantes, il expérimente des compositions musicales atypiques sur la scène rock-expérimental et dans les festivals du cirque et des arts de la rue en Europe – avec les musiciens Guillaume Druel, Stéphane Xérès, Françoise Pelherbe, Pierre-Yves Rognin … et le metteur en scène Raymond Peyramaure – il se passionne autant pour la musique ancienne et de répertoire traditionnel que pour les musiques électroniques, la composition électroacoustique – Il joue en duo avec le musicien Dominique Bonin, répertoire de musique sacrée et profane d’Auvergne & Limousin /// Associé de Fabienne Corteel, Almacén – il coordonne des propositions culturelles liées au territoire – La Yourte Sauvage (LYS), balade artistique et écologique au coeur des monts du Cantal – atOhm, c’est un dispositif audio-numérique [MAO] nomade dédié à la réalisation de concepts sonores [indoor] et [outdoor] – Friand de climats  Électronica, ses pièces sonores oscillent entre contemplation extatique et rythmes hypnotiques.

http://de4studio.bandcamp.com/


 

Mardi 11 Août 2015

19H30

Apéro-débat : LES RURALITÉS AUJOURD’HUI

AU FOYER NORDIQUE DU CHÉ
(intervenant : Vincent Séguret, philosophe)

Présentation suivi d’une discussion.

(Participation aux frais, renseignements au 06 51 07 13 04)

Image

UNE DISCUSSION AUTOUR DES THÈSES DU GÉOGRAPHE JACQUES LÉVY

Le dernier document de synthèse de l’INSEE est sans appel : désormais, nous ne comptons plus pour rien — ou presque. Presque rien. Jacques Lévy, géographe et cartographe, dans son dernier livre, Réinventer la France, nous range, nous, les habitants de cette partie du Cantal, dans les zones qu’il appelle «interstitielles», zones qui se glissent entre les aires urbaines, au-delà même des zones péri-urbaines. Ces aires d’influence urbaine sont immenses, sur les cartes que le géographe dessine. Jacques Lévy dénonce le caractère obsolète des politiques de la ruralité: elles sont en effet porteuses d’injustice spatiale (car les villes, et notamment les classes moyennes des villes payent en définitive pour les campagnes), et ce fait le conduit à militer assez explicitement pour un renforcement de l’organisation spatiale et économique assumée des territoires autour de quelques grands centres urbains. Ce recentrage sur les villes aurait des avantages à tous les niveaux, non seulement au niveau économique (car on concentre les infrastructures productives, les transports, les commerces, les services, etc) mais également, et par voie de conséquence, au niveau environnemental.

« Si tous les habitants de la France métropolitaine vivaient dans une seule ville ayant la densité de Paris intra muros ils n’auraient besoin que de 3000 km 2 soit à peine plus de la moitié de la surface d’un département moyen. Les 94 % restants seraient vides d’hommes et pourraient être consacrés à une agriculture respectueuse de l’environnement ou à des parcs naturels »

En effet, le maintien d’une population éparse et restreinte sur de vastes territoires oblige à l’entretien d’infrastructures lourdes, notamment en matière de transports, et le maintien de services publics et d’une activité économique minimale suppose des aides à l’installation et au maintien de l’activité, et donc une dépense par usager importante. Dans les villes, l’investissement profite à beaucoup, et dans les campagnes, un investissement comparable profite à peu de gens. Dès lors, une certaine logique, poussée à bout, et proposée par Lévy à titre de fiction (une proposition provocatrice), conclurait au bien fondé d’une conversion totale des campagnes en territoire agricole (le grenier de la France étendu à toutes les zones peu habitées) et en réserves de biodiversité (en parcs naturels).

C’est cette logique apparemment imparable que nous voudrions discuter.


Mardi 25 Août 2015

19H30

Apéro-débat : VIVRE AVEC LES ANIMAUX

AU FOYER NORDIQUE DU CHÉ
(intervenant : Vincent Séguret, philosophe)

Présentation suivi d’une discussion.

(Participation aux frais)

slide-vaches-montant-a-lestiveDans la plupart des pays occidentaux, tuer les animaux ne va plus de soi. Les mouvements politiques qui défendent la cause des animaux rencontrent une sympathie croissante à la mesure du dégoût que suscitent dans la population l’abattage des animaux d’élevage, les actes de chasse envers les animaux sauvages et l’exploitation des animaux-cobayes de laboratoire. Cette sensibilité à l’égard de la souffrance des animaux va de pair avec les attentions sophistiquées que nombre d’humains réservent à leurs animaux de compagnie, la France par exemple en comptant plus de 60 millions. Un sondage réalisé avant les élections présidentielles de 2012 indiquait que 82% des français considérait la protection des animaux comme une cause importante.

Cette bienveillance croissante à l’égard des animaux s’affirme néanmoins de manière paradoxale. Le plus connu de ces paradoxes est l’augmentation régulière de la consommation de produits animaux — nous sommes choqués par le fait de tuer des animaux, mais nos comportements alimentaires impliquent l’abattage massif de ceux-là même que nous affirmons par ailleurs respecter. Un autre paradoxe concerne les militants végétariens, qui lutte contre l’exploitation et le meurtre des animaux, aboutit en réalité à la disparition de nombreux animaux, à commencer par les animaux d’élevage et même, dans certaines versions radicales, à celle des animaux de compagnie : n’est-ce pas une manière étrange d’aimer les animaux que de souhaiter vivre sans eux ?

Je voudrais essayer de dépasser ces paradoxes en proposant une lecture différente des relations entre les hommes et les animaux, à partir de l’examen de cas particuliers. Je m’inspire d’un ouvrage sorti récemment aux États-Unis, qui pose les bases d’une Zoopolitique, c’est-à-dire d’une « politique des animaux », au sein de laquelle les animaux, selon leur proximité avec les humains, se voient accorder des droits, voire une participation à la vie civile.