{"id":660,"date":"2014-05-08T13:16:04","date_gmt":"2014-05-08T12:16:04","guid":{"rendered":"http:\/\/outsiderland.com\/outside\/?page_id=660"},"modified":"2014-05-08T13:16:04","modified_gmt":"2014-05-08T12:16:04","slug":"leffet-que-ca-fait","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/outsiderland.com\/exercices_psychanalytiques\/leffet-que-ca-fait\/","title":{"rendered":"L&rsquo;effet que \u00e7a fait"},"content":{"rendered":"<p class=\"western\">L\u2019appareil perceptif de l\u2019analyste dispose d\u2019une multiplicit\u00e9 de sens, qui constituent ses outils d\u2019investigation, comme des sondes qu\u2019on lance \u00e0 intervalles r\u00e9guliers dans l\u2019espoir d\u2019entendre un \u00e9cho significatif \u2014 on lance une sonde au fond d\u2019un gouffre susceptible de fournir l\u2019indice que quelque chose existe plut\u00f4t que rien, \u00ab quelque chose = x \u00bb r\u00e9sonne dans le vide, une forme s\u2019efforce d&rsquo;\u00e9merger de l\u2019obscurit\u00e9 : une image, une \u00e9motion, une pens\u00e9e plus ou moins \u00e9labor\u00e9e, etc. \u2014 susceptible d&rsquo;\u00eatre utilis\u00e9 pour la croissance ou psychanalytiquement significatif.<\/p>\n<p class=\"western\">Les outils d\u2019investigation qu\u2019on suppose commun\u00e9ment \u00eatre \u00e0 disposition de l\u2019analyste (qui fournissent souvent l\u2019occasion d\u2019une caricature de la figure de l\u2019analyste), rel\u00e8vent de ce qu\u2019on peut appeler l&rsquo;\u00e9coute lat\u00e9rale, ou l\u2019attention flottante : le patient pr\u00e9sente un r\u00e9cit plus ou moins organis\u00e9, plus ou moins articul\u00e9, lequel r\u00e9cit vaut de mani\u00e8re plus ou moins assum\u00e9e comme une th\u00e9orie, avance l\u2019air de rien des hypoth\u00e8ses, des causes, des raisons et des motifs, l\u2019analyste \u00e9coute d\u2019une oreille cette \u00e9bauche de compr\u00e9hension, mais, d\u2019une autre oreille, il se concentre sur la musique des mots, les fameux signifiants, attendant, ce qui ne manque pas d\u2019arriver un jour ou l\u2019autre, que le cours du r\u00e9cit achoppe sur une h\u00e9sitation, un soupir, un geste brusque, qu\u2019un mot vienne \u00e0 la place d\u2019un autre, qu\u2019une allit\u00e9ration bizarre ou la r\u00e9p\u00e9tition d\u2019une formule, ou bien la simple juxtaposition \u00e9trange de faits rapport\u00e9s, l\u2019encha\u00eenement des pens\u00e9es lui-m\u00eame (l\u2019association d\u2019id\u00e9es), viennent troubler le cours de la narration \u2014 et parfois, quand le moment lui para\u00eet opportun, il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 interrompre le r\u00e9cit \u2014 dire : \u00ab une sangsue dites-vous ? \u00bb, \u00ab Vous me parlez d\u2019une s\u00e9ance de saut \u00e0 l&rsquo;\u00e9lastique, et l\u2019instant d\u2019apr\u00e8s, on vous offre un voyage en montgolfi\u00e8re \u00e0 votre m\u00e8re \u00bb, \u00ab il fait chaud soudainement, vous ne trouvez pas qu\u2019il fait chaud ? \u00bb, c\u2019est exercer une certaine forme de violence, cette interruption a valeur d\u2019acte \u2014 pour relever la bizarrerie que son \u00e9coute lat\u00e9rale a per\u00e7ue \u2014 et d\u00e8s lors, si le patient est en mesure de faire son miel d\u2019une telle remarque, si le coup de sonde rend \u00e0 son tour un \u00e9cho, une nouvelle dimension s\u2019ouvre en amont ou en aval du r\u00e9cit, un double fond surgit brusquement du tiroir qu\u2019on croyait avoir examin\u00e9 de fond en comble, on croyait parler d\u2019une chose quand on parlait, \u00ab en r\u00e9alit\u00e9 \u00bb ou \u00ab en m\u00eame temps \u00bb, d\u2019une autre chose, ce qui n&rsquo;\u00e9tait qu\u2019un r\u00e9cit plat, sans fond, et donc accablant, gagne en profondeur, on s&rsquo;enrichit une dimension suppl\u00e9mentaire, pour le patient, l\u2019analyse proprement dite peut commencer \u2014 c\u2019est souvent douloureux, douloureux de d\u00e9couvrir ce qu\u2019on pressentait : qu\u2019une part d\u2019inconnu g\u00eet quelque part, qu\u2019on est \u00e0 soi-m\u00eame \u00e9nigmatique, qu\u2019en soi se terre un autre, mais voil\u00e0 : on a pouss\u00e9 la porte du cabinet de l\u2019analyste et c\u2019est ce \u00e0 quoi on aurait du s\u2019attendre.<\/p>\n<p class=\"western\">Ces outils d\u2019investigation sont bien connus, des rayons de biblioth\u00e8que entier reposent sur leur description et leur mise en \u0153uvre. Mais il existe un autre outil d\u2019investigation qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 l\u2019auto-examen des analystes au travail \u00e0 la suite de la d\u00e9couverte freudienne du \u00ab transfert \u00bb \u2014 \u00e7a ne date donc pas d\u2019hier ! \u2014 un outil dont la mise en \u0153uvre (si je puis dire) et l\u2019exposition sont bien moins ais\u00e9s, qui procure immanquablement une sensation d\u2019inconfort, qui consiste \u00e0 porter attention non pas seulement au r\u00e9cit du patient, ou aux \u00e9clats de ce r\u00e9cit relev\u00e9s au cours de la s\u00e9ance par les coups de sonde de l\u2019analyste, mais \u00e0 l\u2019effet que la s\u00e9ance fait \u00e0 l\u2019analyste, l\u2019effet que \u00e7a fait d\u2019entendre ce qu\u2019on entend, ou, pour l\u2019envisager de mani\u00e8re plus large, diriger son attention sur l\u2019appareillage psychique qui articule l\u2019analyste au patient, et r\u00e9ciproquement, appareillage qui constitue \u00e0 bien y penser le c\u0153ur m\u00eame d\u2019une s\u00e9ance de psychanalyse, sa raison d&rsquo;\u00eatre. Apr\u00e8s sept ans de m\u00e9tier, j\u2019ai tendance \u00e0 consid\u00e9rer les observations que je fais sur mon propre \u00e9tat au cours de la s\u00e9ance comme un des indicateurs les plus pertinents de ce-qui-est-en-train-de-se-passer. \u00c0 la fin de la s\u00e9ance d\u2019hier je fais remarquer au patient que je suis excit\u00e9, au moins autant que lui. Il me parle d\u2019une femme, de l\u2019effet qu\u2019elle lui fait, il est tour \u00e0 tour fascin\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 elle il a eu acc\u00e8s \u00e0 une intensit\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience qu\u2019il sait ne jamais plus retrouver \u00e0 l\u2019avenir, et terrifi\u00e9, car elle est aussi celle qui d\u00e9truit les hommes qui croise sa route, les soumet \u00e0 l\u2019addiction la plus irr\u00e9sistible, ou bien les utilise comme des produits avec lesquels elle s\u2019intoxique. Au bout d\u2019un certain nombre de s\u00e9ances, il appara\u00eet que l\u2019espoir qu\u2019il mettait dans l\u2019analyse, que l\u2019analyse l\u2019aiderait \u00e0 se d\u00e9tacher de cette femme, est vain. Il ne peux pas s\u2019en d\u00e9tacher. L\u2019analyste choisit alors de devenir fou avec lui sous l\u2019effet de cette femme. L\u2019excitation ressentie par l\u2019analyste r\u00e9pond \u00e0 l\u2019excitation du patient, laquelle excitation est elle-m\u00eame l\u2019effet de cette femme sur lui, et donc l\u2019effet de la femme qu\u2019il am\u00e8ne dans la s\u00e9ance sur l\u2019analyste et ainsi de suite. \u00c0 la fin de la s\u00e9ance, l &lsquo;analyste est en sueur, il lance des associations d\u2019id\u00e9es comme s\u2019il souhaitait mitrailler l\u2019objet toxique \u00e0 l\u2019aide des productions de son propre esprit, pour s\u2019en pr\u00e9munir, bref, il devient fou avec le patient dans la mesure o\u00f9 ils en sont capables, pour mieux approcher la folie de cette femme. Apr\u00e8s la s\u00e9ance, je pends le temps d\u2019observer mon propre \u00e9tat, d\u2019en prendre note, puis j\u2019y pense en regagnant mon automobile par les rues sombres de la ville, etc..<\/p>\n<p class=\"western\">\n<p class=\"western\">Consid\u00e9rer avec s\u00e9rieux l\u2019effet que fait la s\u00e9ance nous produit de nombreux b\u00e9n\u00e9fices : cela nous aide notamment \u00e0 mesurer avec plus de justesse ce qui est en train de se passer dans la s\u00e9ance et qu\u2019une simple \u00e9tude du mat\u00e9riau apparent (le cours du r\u00e9cit) ne permet aucunement de rendre compte. Ce que Bion appelle \u00ab l\u2019arri\u00e8re-plan \u00e9motionnel de la s\u00e9ance \u00bb, dont la description manque cruellement dans la plupart des vignettes cliniques qui poussent comme des champignons st\u00e9riles dans le champ de la litt\u00e9rature psyquelquechose. Un tr\u00e8s bel exemple d\u2019examen minutieux et soucieux d\u2019une tel effet transf\u00e9rentiel sur l\u2019analyste dans le cours d\u2019une cure est pr\u00e9sent\u00e9 dans le texte de Pierre-Henri Castel, <i>Le Cas Paramord<\/i>, qui vient conclure le livre intitul\u00e9 : <i>La Fin des coupables<\/i>, sorti r\u00e9cemment aux \u00c9ditions Ithaque. L\u2019affect ici \u00e9tudi\u00e9 est l\u2019ennui \u2014 et c\u2019est parce que l\u2019analyste fait cas de son ennui que les perspectives finiront par se modifier, les mod\u00e8les pr\u00e9con\u00e7us laissant la place \u00e0 d\u2019autres mod\u00e8les de compr\u00e9hension, des mod\u00e8les de divulgation, \u00e0 l\u2019effectivit\u00e9 sup\u00e9rieure aux premiers. C\u2019est l\u00e0 un second b\u00e9n\u00e9fice \u00e9vident qui invite \u00e0 se lancer dans l\u2019analyse de ses propres affects dans la s\u00e9ance : on change de vertex dirait Bion, on rajoute encore une dimension \u00e0 l\u2019espace-temps de la s\u00e9ance, si bien que les choses se pr\u00e9sentent d\u00e9sormais potentiellement sous x dimensions, charge \u00e0 l\u2019analyste d\u2019en choisir une (\u00ab le fait choisi \u00bb de Bion), plut\u00f4t qu\u2019une autre, lancer un coup de sonde donc, charge au patient d\u2019en privil\u00e9gier une plut\u00f4t qu\u2019une autre, et ainsi de suite, les s\u00e9ances d\u00e8s lors se pr\u00e9sentant dans une sorte d\u2019incessant mouvement, comme un corps suffisamment souple, d\u2019une grande plasticit\u00e9, capable de s&rsquo;\u00e9tendre dans une direction, puis dans une autre, de se r\u00e9tracter si besoin est, une sorte d\u2019organisme vivant que l\u2019esprit et le corps de l\u2019analyste constituent.<\/p>\n<p class=\"western\">Diff\u00e9rents outils d\u2019investigation, donc, et l\u2019examen des affects de l\u2019analyste lui-m\u00eame en constitue la pi\u00e8ce probablement ma\u00eetresse (c\u2019est tr\u00e8s explicite dans la tradition kleinienne et post-kleinienne). Quand j\u2019ai le bonheur de recevoir des analystes en supervision, je ne manque jamais de les interroger sur l&rsquo;\u00e9tat dans lequel ils se sont trouv\u00e9s en vivant les faits dont ils me font le r\u00e9cit \u2014 c\u2019est \u00e0 coup s\u00fbr le levier qui permet d\u2019actionner l\u2019ouverture d\u2019une perspective propre \u00e0 d\u00e9saturer et, \u00e9ventuellement, d\u00e9sintoxiquer, les s\u00e9ances. Il faut \u00e9videmment \u00e0 l\u2019analyste \u00eatre capable de sinc\u00e9rit\u00e9 \u2014 au sens de Ferenczi (ou au moins, ce serait d\u00e9j\u00e0 pas mal, d&rsquo;\u00eatre conscient de sa duplicit\u00e9 ou de son hypocrisie \u00e9ventuelle), et mieux encore, \u00eatre capable de tol\u00e9rer les effets d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 sinc\u00e8re : on esp\u00e8re que l\u2019analyse \u00e0 l\u2019issue de laquelle l\u2019analyste est devenu analyste a servi \u00e0 cela, apprendre \u00e0 tol\u00e9rer d&rsquo;\u00eatre sinc\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"western\">La variation dans l\u2019usage des diff\u00e9rents outils d\u2019investigation devrait \u00eatre d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e : ce que Bion voulait dire en nous invitant \u00e0 jouer avec la grille.<\/p>\n<p class=\"western\">(la grille n\u2019est pas une grille de r\u00e9f\u00e9rence, mais une matrice pour enrichir l\u2019activit\u00e9 psychanalytique : il ne s\u2019agit pas de retrouver la case o\u00f9 l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment doit \u00eatre rang\u00e9, mais de se servir au contraire de la grille pour d\u00e9placer d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment un \u00e9l\u00e9ment d\u2019une case \u00e0 une autre\u00a0: ce qui vous semblait jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent constituer un mod\u00e8le th\u00e9orique valable, essayez de le consid\u00e9rer maintenant comme un obstacle \u00e0 la croissance, les faits que vous auriez spontan\u00e9ment class\u00e9s dans la colonne des n\u00e9gations, efforcez-vous de les ressentir comme des actes, et cet enthousiasme qui vous gagne en d\u00e9ployant de concert avec le patient le tableau diagnostic d\u2019une personnalit\u00e9 typique n\u2019exprime-t-il pas simplement la satisfaction vulgaire de pouvoir enfin ranger le patient dans les pages d\u2019un vulgaire manuel de psychologie ? \u2014 jouer avec la grille, tant que le patient vient, constitue une des formulations les plus justes du \u00ab devoir d\u2019analyse \u00bb auquel l\u2019analyste s\u2019est vou\u00e9 en ouvrant son cabinet.)<\/p>\n<p class=\"western\">Cette polymorphie des sens mis en \u0153uvre par l\u2019analyste, ce recours parfois simultan\u00e9 \u00e0 une multiplicit\u00e9 d\u2019outils d\u2019investigation, cette capacit\u00e9 \u00e0 courir plusieurs li\u00e8vres en m\u00eame temps, comme ces gens qui sont capables aux tables des caf\u00e9s de lire le journal tout en \u00e9coutant les conversations \u00e0 la table d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9, observant le passage du monde sur le trottoir derri\u00e8re la vitre, suivre le programme diffus\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9cran derri\u00e8re le bar, cette pluralit\u00e9 des sens en \u00e9veil ne s\u2019acquiert ni en lisant des livres, ni dans les \u00e9coles, mais par l\u2019exp\u00e9rience. L\u2019esprit de l\u2019analyste est comme le corps d\u2019un athl\u00e8te : il lui faut de l\u2019exercice, des assouplissements, se muscler un peu, de l\u2019entra\u00eenement, la variation d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e des gestes techniques \u2014 et c\u2019est d\u2019ailleurs dans ces in\u00e9vitables moments de fatigue, quand l\u2019esprit a besoin de repos, du recul qu\u2019apporte le repos, qu\u2019on prend conscience du soin que demande l\u2019exercice de la psychanalyse pour l\u2019esprit qui s\u2019y adonne : car alors, fatigu\u00e9, on se raidit, on perd en souplesse, on se r\u00e9p\u00e8te b\u00eatement, on devient stupide, on finit par ne plus rien entendre, et du coup l\u2019ennui gagne, chaque s\u00e9ance est une station marquant le chemin de croix vers un calvaire, les patients ne sont plus que de la racaille, pour reprendre la triste expression de Freud relev\u00e9 par Ferenczi, de la racaille d\u00e9cevante. C\u2019est \u00e9videmment \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu\u2019il faut, non seulement prendre du repos, mais ranger sa cabane \u00e0 outils, comme le font les jardiniers durant l\u2019hiver : les nettoyer, les polir, les aff\u00fbter, les nettoyer \u2014 il n\u2019est pas interdit de consulter \u00e0 son tour, de suivre quelques s\u00e9ances de supervision.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019appareil perceptif de l\u2019analyste dispose d\u2019une multiplicit\u00e9 de sens, qui constituent ses outils d\u2019investigation, comme des sondes qu\u2019on lance \u00e0 intervalles r\u00e9guliers dans l\u2019espoir d\u2019entendre un \u00e9cho significatif \u2014 on lance une sonde au fond d\u2019un gouffre susceptible de fournir l\u2019indice que quelque chose existe plut\u00f4t que rien, \u00ab quelque chose = x \u00bb r\u00e9sonne [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-660","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/outsiderland.com\/exercices_psychanalytiques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/660","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/outsiderland.com\/exercices_psychanalytiques\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/outsiderland.com\/exercices_psychanalytiques\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/outsiderland.com\/exercices_psychanalytiques\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/outsiderland.com\/exercices_psychanalytiques\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=660"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/outsiderland.com\/exercices_psychanalytiques\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/660\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/outsiderland.com\/exercices_psychanalytiques\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=660"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}