[actu]Festival ArtisChaud (Lyon 18-24 octobre 2009)
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27 Responses to “[actu]Festival ArtisChaud (Lyon 18-24 octobre 2009)”.
yop je pense y venir pour le concert de Lonah (groupe que j’adule) mais sinon je dois reconnaitre que je suis un peu déçu des conférences de cette année (qui ont l’air de copie conforme de celle de l’an dernier, jarring effect et Dana en moins).
…
hum moi j’ai beaucoup de mal avec le concept de « culture par tous » que le boss du festival a produit ou plutôt repris et essayé de déployer
vraiment beaucoup de mal..
surtout que c’est le même intitulé que l’an passer, pourtant pondre des sujets de conf’ c’est pas très compliquer…
…
Ben oui
mais en plus quand je lis ça :
« Cette révolution, cette mise en réseau, ce média “pour tous”, offre désormais à chacun la possibilité de participer à la dynamique culturelle et à la composition d’un carnet d’œuvres vaste et fraternel. Ce sont plusieurs millions d’œuvres, accordant une libre diffusion légale (licences libres) , qui circulent à ce jour.
C’est ainsi qu’au delà même des organisations d’artistes indépendants, loin des niches médiatiques et des corporatismes, ou des projets artistiques institutionnels, c’est tout une population qui aujourd’hui participe à ce qu’on appelle déjà :
“La culture par tous”.
L’offre est plus vaste plus éclectique et visible ; Nombres de gens se sont ainsi appropriés ce nouveau système d’échange, de partage et d’accès. Œuvre naïve, pertinente ou majeure, l’art reprend son visage originel comme ce mode d’expression qui caractérise depuis tout temps l’activité humaine et son évolution. Son caractère universaliste et vital dépasse de loin les considérations stricto économiques.
La société civile est invitée par nombres de penseurs à réfléchir à des modèles nouveaux ; mais pour l’heure, il semble que les discussions ne portent que sur les prérogatives pécuniaires et existentialistes de quelques corporations ; Il est demandé à la “culture pour tous” d’attendre son heure mais son émergence et son accessibilité grandissante nous demande de réfléchir aujourd’hui aux transformations qu’elle opérera demain.
Quel est-elle ? Comment est elle perçue ? Comment sera t elle accueillie ? Comment participera t elle à réinventer les politiques culturelles de demain ? Façonnera t elle à son tour notre civilisation ? »
ça me fout carrément la nausée
c’est fondé sur un fantasme délirant : l’idée d’une « humanité originelle », d’un état de nature où tous les hommes étaient artistes et créateurs et échangeaient leurs savoirs et leurs créations dans l’amour du prochain et la fraternité (sic pour le mot « fraternel »)
mais nom de dieu, c’est pas la peine d’avoir fait de l’histoire à la fac pour savoir que l’humanité dans son imense majorité a la plupart eu d’autres chats à fouetter que prodire des « oeuvres d’art », et que seule une infime part en eut le loisir (sans parler de la reconnaissance qu’on accorde ou pas à ces foldingus de poètes)
c’est fondé sur rien, c’est niais, c’est de l’utopie doucereuse à gerber, y’a pas le moindre début de critique politique, d’engagement social digne de ce nom
c’est de la tarlouserie
(et c’est une des raisons majeures pour lesquelles j’ai dégagé des organisations censées représenter l’art libre)
et que la dite « révolution numérique » (expression qui m’énerve de plus en plus, parce qu’employer le mot « révolution » là, c’est précisément une manière de dégoupiller la grenade que constitutait autrefois l’appel à la « révolution ».) va permettre de refonder inévitablement ce rapport à l’humanité originelle
mais mon dieu !
je n’y ai jamais cru, je n’y crois pas un seul instant, et faut quand même avoir une vision du monde hyper restreinte pour croire qu’il puisse en être ainsi
cette espèce de futurologie neuhneuh, c’est pas avec ça qu’on va pouvoir penser quoi que ce soit
c’est ignoble
Ce qui me faire rigoler de mon côté c’est cette tournure qui pourrait être un lapsus :
« …Il est surtout une invitation à participer à votre tour à cette « culture par tous » qui s’offre à nous. »
à VOTRE tour / qui s’offre à NOUS.
C’est vous qui participez, c’est à nous que vous offrez.
Etrange non pour un festival qui prétend promouvoir la Culture par Tous en ces temps de terrrrrible Hadopi…
Je sais bien que que le rédacteur de cette profession de foi a voulut dire, je sais bien qu’il ne l’a pas entendu comme je l’entends. Comme quoi la culture, qui englobe toutes sortes de choses, comme la langue, n’est pas encore POUR tous, visiblement.
« elle a l’ambition de montrer que la révolution numérique est d’abord une chance pour les artistes et le public. »
Je me demande bien ce que peut bien donner une révolution dans le numérique. Un hack massif des sites de gestion de l’énergie, une attaque virale de grande ampleur au même moment de toutes les places boursières du monde, l’effacement des comptes bancaires de tous le monde ? En quoi internet est une chance pour qui que ce soit. Internet a créer des problèmes qui n’existaient pas avant son avènement. Internet est un formidable moyen de communiction et de mise en réseau en temps réel, néanmoins, mais en quoi c’est une chance pour les artistes et le public ? D’ailleurs je note qu’ici encore c’est un peu n’importe quoi. On nous parle de Culture PAR tous mais à la moindre occasion on fait le distingo entre ARTISTES et PUBLIC. La Culture PAR tous ne devrait pas signifier, au contraire qu’il n’y a désormais plus de clivage entre artistes et public, que chacun est l’un et l’autre en permanence ?
Mais peut-être veulent-ils dire Culture POUR tous, auquel cas, les catégories existent toujours.
Bref, ce texte est du niveau d’un gamin de 14 ans qui porte un t-shirt Che Guevara.
En fait en lisant ce qui est écrit sur le site de ce festival on comprends un peu mieux l’état de confusion qui semble régner dans l’esprit de ses concepteurs, par exemple prenons ce texte issu de la partie Dossier de presse / Glossaire : licence libre et la libre diffusion :
« Les licences libres et ouvertes sont une alternative pertinente au téléchargement illégal. Plutôt que de lutter en vain contre le piratage, qui est difficilement maîtrisable, les licences libres et ouvertes proposent un partage des œuvres. Qu’il s’agisse de musique, de logiciels, ou de cinéma, ces pratiques de création artistique proposent une nouvelle façon d’envisager le droit d’auteur en autorisant la copie, la diffusion et la transformation des œuvres. Les créateurs s’emparent ainsi de ces nouveaux modes pour transcender les relations avec leurs publics. »
Ainsi, je pensais que les licences libres étaient surtout un moyen légal ( prévu par la loi ) de permettre la dissémination des oeuvres mises sous ces mêmes licences dans le cadre du droit moral. Pourquoi l’alternative au « piratage » est-elle d’abord mise en avant ? On a inventé les licences libres pour pallier au piratage ?
Des élus à rassurer ou à séduire en cette période de terrrrible Hadopi ?
Et d’ailleurs pourquoi employer le terme « piratage » là où nombre de gens avertis ont démontré qu’il n’y avait pas piratage des oeuvres numériques du fait qu’elles sont précisément numériques, donc des copies. ( biens non rivaux )
Détaillons le texte :
« Plutôt que de lutter en vain contre le piratage, qui est difficilement maîtrisable, les licences libres et ouvertes proposent un partage des œuvres. »
La personne qui a écrit ce texte nous explique que plutôt que de « pirater » les oeuvres on devrait les partager sous licences libres. Bien sûr, parce que ce sujet me concerne, je comprends derrière la maladresse du langage l’idée, mais qu’en est-il de quelqu’un qui n’en connait pas les tenants et les aboutissans. Dans cette phrases, il n’est pas fait de distinction entre les oeuvres « piratées » dont les droits ne sont pas ouverts et les oeuvres sous licences libres dont les droit le sont, si bien qu’on a l’impression qu’on parle des mêmes oeuvres. Donc si je mets le dernier album de tel artiste produit cher Universal sous licence libre, je ne pirate plus, je partage c’est ça ?
« …ces pratiques de création artistique proposent une nouvelle façon d’envisager le droit d’auteur en autorisant la copie, la diffusion et la transformation des œuvres. »
De quoi parlent-ils ? ( j’imagine qu’ils s’y sont mis à plusieurs )
d’une part, les licences libres ne sont pas de nouvelles pratiques mais un moyen différent de disséminer les oeuvres de l’esprit. Ensuite ce n’est pas une nouvelle façon d’envisager le droit d’auteur. Le droit d’auteur reste le droit d’auteur avec les licences libres. Le droit moral j’entends. C’est donc, là encore, confus et surtout sujet à induire en erreur.
« Les créateurs s’emparent ainsi de ces nouveaux modes pour transcender les relations avec leurs publics. »
Quels nouveaux modes ?
Transcender les relations ?
Je me demande bien ce que l’auteur connait du mot transcender pour l’employer ici coller au mot relation. Transcender une relation ? Si quelqu’un sait ce que ça veut dire, je suis preneur. Dépasser la relation ? Etre au-delà de la relation ? J’essaie de comprendre…
je pinaille, c’est un fait, mais je le fais à propos d’écrits de gens qui prétendent des choses que visiblement ils ont peine à comprendre puisqu’ils ont peine à le formuler. Hors comment peut-on mettre en avant ses actes et espérer qu’ils aient la moindre signification quand leur formulation est aussi inexacte et dénuée de sens ?
elle est géniale cette phrase, je l’avais point lu.. merci de la relever anatole
« Les créateurs s’emparent ainsi de ces nouveaux modes pour transcender les relations avec leurs publics. »
c’est énorme
on va aller au-delà de la relation, dans un truc spirituel là, mystique
putain, quand je vais écrire mes chansons, je me dirais « mon pote, tu transcendes la relation là », sûr que je vais gagner en visibilité du coup
sainte thérèse de Lisieux ou d’Avilla ! sors de ce corps !
c’est sûr qu’avec des militants comme ça, bientôt le libre ce sera l’église de scientologie
C’est sûr qu’avec des critiques comme ça, bientôt le libre sera une petite secte restreinte d’intellos se foutant sur la gueule pour des queues de cerise.
Pour situer, je dis ça en ayant eu le « privilège » d’assister à un des plus beaux flame/fight entre intellos-chercheurs, Pirart et Pinault, au COngrès mondial de védique à Leyden en 2003 je crois. Génial. Une discipline extraordinairement vaste, mais ne recouvrant qu’un pan du savoir, pour l’extérieur un tout petit pan, et deux pontes de la chose s’étripant avec une sécheresse rageuse fascinante sur un bout de recoin de détail s’appliquant à un mini-détail, pourtant pour eux capital.
C’est sûr qu’avec des critiques comme ça, jamais le libre ne ressemblera à un foutoir pareil, toujours bien gardé et vigilant qu’il sera.
bituur esztreym
« si tu vois quelqu’un monter au ciel tout seul, fais-le descendre » _ un des gars du désert de scété
« la terminologie est une question de goût, elle ne touche pas aux réalités » _ Hjelmslev
je n’ai pas compris où tu veux en venir bituur
tu veux dire qu’avec le genre de critiques qu’anatole et moi adressons à ce galimatia new age dégoulinant d’espérance (avec la visée eschatologique qui le soutient), nous défendons une vision sectaire intello du libre ?
Si c’est le cas..
j’aurais envie de te rappeler les jours où dans nos causeries, il me semble que tu n’aurais eu que condescendance envers ce qui ajourd’hui nous fait vomir anatole et moi
autrement dit,
les temps changent
en tous cas, je crois qu’il est vital que certains d’entre nous, fussent-ils des intellos sectaires, s’autoisent à faire entendre une vis discordante au sujet du type de discours que promeut l’instigateur de ce festival lyonnais
c’est pas untel ou untel qui nous en empêchera (faut des poils à gratter, c’est crucial pour qu’un débat existe, sinon c’est le consensus mou style écologie gneugneu et développement durable, et ça j’en veux pas pour le libre)
C’est bien ce que j’ai dit, cher ami :
C’est sûr qu’avec des critiques comme ça, jamais le libre ne ressemblera à un foutoir pareil, toujours bien gardé et vigilant qu’il sera.
¨W;7[)
Acte I : Bituur :
« C’est sûr qu’avec des critiques comme ça, bientôt le libre sera une petite secte restreinte d’intellos se foutant sur la gueule pour des queues de cerise. »
Dana lui répond qu’à une époque il aurait été de sa petite phrase assassine envers ce type de maifestation autour du Libre.
Acte II : Bituur :
« C’est bien ce que j’ai dit, cher ami :
C’est sûr qu’avec des critiques comme ça, jamais le libre ne ressemblera à un foutoir pareil, toujours bien gardé et vigilant qu’il sera. »
Je m’interroge….
La seconde phrase peut vouloir dire la même chose que la première uniquement si elle est ironique. Ce serait assez tordu mais possible. Mais dans ce cas, pourquoi écrire » c’est bien ce que j’ai dit, cher ami », si c’est pour dans la suite écrire l’inverse de ce qui a été écrit dans le premier commentaire ? Même sous l’empire de l’ironie ça reste incohérent.
Reste une possibilité, Bituur esztreym serait un avertissement plus qu’un pseudo.
En remontant les liens, je me suis inévitablement retrouvé sur le portail de Dogmazic et je remarque la différence de traitement entre les évènements autour du Libre. Artichaud en tête de gondole, bien visible, et le festival Le son du libre dans un article du Dogmazine. Décidément la Culture PAR tous, c’est pas encore ça.
Je pense contrairement à Bituur qu’il est intéressant de s’intéresser dans le détail aux écrits de ceux qui prétendent faire le Libre. La maîtrise de la langue est une condition incontournable pour celui qui prétend agir dans la durée. Un acte sans pensée préalable structurée et précise dans les termes est un acte dont les conséquences sur le long terme n’ont pas été pesées, c’est donc une action stérile en regard de la pensée initiale. Les mots ont un sens précis et il convient de les manier avec prudence. Nous savons à quel point les mots concernant le Libre sont une source de problème. Free a été traduit par gratuit et par Libre. Pourquoi le mot gratuit est-il resté ?
Parce que le Libre est d’accés gratuit, que ce soit le logiciel ou l’art. En l’occurence, c’est l’acte qui donne un sens au mot. Alors que Libre ne peut pas être traduit en acte, libre étant un état d’esprit. Le partage, la diffusion légale, la copie, sont déja des us et coûtumes engendrés par l’outil internet et non par le Libre. C’es pourquoi les internautes ne font pas le rapport entre le mot libre, les oeuvres qui y sont associées et des usages coutumiers. La bataille des mots a déja été perdue par le Libre. Mettre en avant le Libre comme une alternative au « piratage » contribue à la tromperie sémantique et est en droite ligne de la SARD ( l’alternative à la terrrible Hadopi ). C’est juste stupide, et dans l’histoire des idées fausses, des mensonges même, celle-là tient le pompon.
A la limite, cette alternative au « piratage » aurait pu être présentée comme une conséquence collatérale à l’exercice du Libre mais là on sent bien le racolage à visée politique.
moi aussi je ne comprends pas le sens de tes deux messages (quand je les lis l’un à la suite de l’autre) bituur
je te serais extrêmement reconnaissant de bien vouloir clarifier le truc (en appelant un chat un chat par exemple)
je crois que l’objectif de ce blog (electrons) est précisément de favoriser la controverse
il arrive qu’on force parfois un peu les choses, ok
(mais pas dans le cas du texte d’artichaud, qui me révulse massivement, j’ai pas à me forcer)
dans l’ambiance actuelle, l’espèce de consensus mou qui est visé, et dont dogmazic et mlo et libre acès etc. semblent être désormais des promoteurs (afin d’accélerer la reconnaissance du libre par les pouvoirs publics et les médias), nous estimons, à tort ou à raison qu’il faut à tout prix qu’un espace critique continue d’exister (c’était le cas du forum de dogma avant, c’est toujours un peu le cas, mais beaucoup moins qu’avant. Imagine si koko et moi faisions encore aujourd’hui partie du forum de dogma : nos critiques envers le discours des organisateurs d’artichaud aurait donné lieu à une censure directo fissa. C’est la raison pour laquelle on s’est barré, parce que nous ne voulons plus être tenu par je ne sais quelle autorité en la matière. Et avec le recul je me rends compte qu’on a vraiment bien fait – je parle pour koko mais je pense qu’il serait d’accord avec ça)
donc on est des fouteurs de merde, des pinailleurs, on l’assume et c’est pas fini (enfin, jusqu’à ce qu’on se lasse)
Bon le discours produit par la com’ de ce festival perso je m’en fous. C’est sûr que c’est discutable mais enfin. Ceci dit en tant que lyonnais, quand je vois que des trucs sont organisés dans certains lieux disons alternatifs comme l’Atelier des canulars ou la Friche RVI (qui va bientôt fermer) le tout à côté des partenaires institutionnels tels la ville, la région, l’université, le CROUS etc. je sens globalement une volonté de ratisser très large voire de grand écart.
L’objectif de la conférence n’est pas clair non plus. La conduite au timing très serré prévoit tout de même 30 + 5 minutes d’expression de politiciens pour seulement 30 minutes de questions du public. La conférence est introduite par une adjointe très médiatique de la ville de Lyon. L’intention est peut-être de faire que la ville et la région deviennent pilotes et fassent de ce festival un RDV analogue aux Nuits sonores, la Biennale etc. Je ne sais pas. Bon y’a clairement du dynamisme et de l’ambition et la volonté de faire un gros truc, genre la référence en matière de festival de culture libre (partenariat avec le Petit Bulletin gros prescripteur culturel local). Y’a des trucs qui donnent envie d’y aller, je dis pas, j’irai peut-être faire un tour.
Mais pour ma part, je regrette un peu, vu qu’il s’agit au départ d’une antenne lyonnaise de Musique libre, que, plutôt que de faire confs en compagnie d’élus, le festival ne se concentre pas uniquement sur la musique afin de permettre aux nombreux groupes libres de la région de pouvoir jouer par ce que c’est au fond ce qu’il y a de plus difficile actuellement sur Lyon. Alors qu’il y aient des locomotives, des groupes connus pour faire venir du monde c’est compréhensible quand on voit grand mais bon les petits et la base sont carrément oubliés et relayés au rang de spectateurs participatifs. Or le libre ne serait rien sans la foule des artistes amateurs inconnus qui ont choisi cette démarche.
Donc la « culture par tous », je vois pas trop dans les actes de ce festival où elle se situe. À la limite la fête de la musique œuvre plus dans ce sens là même si c’est cantonnée à la musique et pas réservé au libre. Déposer sa musique sur le net c’est gentil mais faire des concerts et exister sur scène c’est autre chose. Lorsque des festivals comme celui-ci se mettent en place, c’est assez regrettable de s’adresser en priorité aux institutions locales – qui sont d’une hypocrisie totale par rapport aux lieux de concerts, qui font tout pour empêcher les lieux indépendants d’exister, qui lancent des procès contre les affichages sauvages alors que la ville est couverte de panneaux et de vélos Decaux – et non aux musiciens libres du coin, qu’on peut contacter facilement via Dogmazic par exemple.
Je sais bien qu’on ne peux pas faire jouer n’importe qui et tout le monde. Je dis ça un peu égoïstement et avec aigreur peut-être par ce que j’aurais aimé que mon groupe puisse jouer dans ce festival. Mais souvent quand on fait de la musique c’est dans l’objectif de faire des concerts et d’être écouté. Alors qu’on appelle ça de la visibilité ou utiliser la Cause pour ses intérêts personnels c’est un point de vue qui se défend. Sauf que l’intérêt personnel n’est pas toujours incompatible avec l’intérêt commun, que faire un concert ou un groupe de musique libre c’est défendre le libre en acte et que rares sont les artistes qui tiennent à garder leurs créations que pour eux seuls, c’est d’ailleurs même à la base de la dissémination des œuvres.
Sur les détails de l’organisation de artichaud et le ratissage destiné aux institutions et aux politiques, bon, ça c’est une volonté délibérée de didier qui manage le truc, j’ai déjà eu l’occasion d’en causer avec lui
le discours va avec cette volonté là
si on veut ratisser large, faut atténuer et neuneuiser son discours
on voit ça très bien par exemple dans le « développement durable »
(l’écologie politique est devenue quasiment inaudible depuis que les politiques de tous bords sont devenus écolos.. là c’est exactement pareil.. pur qu’il y ait consensus, pour que ça cause dans les médias, faut dégoupiller les grenades qui trainent dans le libre. le job de ce blog c’est de ressortir les grenades du placard avant qu’on les oublie tout à fait)
la neuneuisation du monde, ça ferait un chouette titre de bouquin tiens
La neuneuisation à des visées sur le court terme. Comme tu le dis on coupe tout ce qui porte à réflexion et on sert du prêt-à-penser pour politiques pressés. Faut dire que 2 ans à peine après la mise en service du « nain sur les nerfs », on est déja en campagne pour les prochaines élections. Donc oui, difficile de mener une réflexion de fond qui pourrait changer la société dans ces conditions.
Ma question est la suivante :
Les concepteurs d’art is chaud espère-t-ils péréniser leur festival sur un malentendu ou bien sont-ils vraiment neuneus ?
Je demande ça parce que si ça devient comme l’écologie et qu’on se retrouve avec l’équivalent d’un Hulot ou d’un Yan Artus Bertrand comme représentant du Libre libéré de ses bases, il faut nous prévenir dés maintenant.
A la lecture de toute la prose qui circule sur le site du festival, je pencherais pour dire que les gens de Art is chaud sont des neuneus.
J’ai lu une citation il y a deu jours, vite fait sur un site qui s’applique bien à tout ça.
un truc du genre : Les idiots gagneront toujours parce qu’ils ont des certitudes là où les gens intelligents n’ont que des doutes.
J’écris cela tout en sachant qu’on est toujours l’idiot de quelqu’un.
@ Anatole
La citation exacte est de Bertrand Russel :
« L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. »
Elle tourne souvent sur rezo.net avec d’autres citations.
De Bertrand Russel je n’ai lu qu’« Éloge de l’oisiveté » (In praise of Idleness le titre est plus beau en anglais je trouve). Un petit bouquin intéressant plus percutant dans l’argumentation que le fameux « Droit à la paresse » de Lafargue.
Voilà c’était ma minute pédanterie ou cela me « sert de stigmatiser les uns pour valoriser ma différence et affirmer ma contre-culture » comme le manager du festival qui nous préoccupe ici m’avait répondu sur le forum de Dogma, il y a quelque temps.
(désolé il n’existe pas de smiley pour exprimer une petite rancœur)
tout d’abord, éclaircissement sur ma réponse : elle est une seule, non en acte 1 et 2, – mon 2e message est la fin du 1er, répétée – ce que j’ai remis en 2e commentaire concluait le 1er, et donc colorait son sens.
j’exprimais une certaine réserve quant à la critique émise, qui me semble exagérée, emportée, et dont des éléments superficiels, affectifs, endommagent quelque peu l’acuité ; tout en signalant en conclusion la valeur de cette même critique, en sa fonction de veille, et provocation.
@bituur
, pas avec l’exagération : j’aurais pu aller beaucoup plus loin encore
ok merci
suis d’accord avec l’emportement (le ton que certains adoptent ici, notamment anatole et moi
la fonction de veille et de provocation : tout à fait
@al-z
j’en profite pour rappeler que sur ce blog citer un auteur ne sera jamais pris (ou il ne sera pas toléré que ce soit pris) comme une marque de pédanterie
on n’est pas sur d’autres forums, on est ici
(ou comme le disait joliment l’entraineur d’une équipe de rugby : « on n’est pas là pour être ici » – slogan que mon équipe de volley a repris en choeur et qui suscite souvent la perplexité des adversaires après qu’on l’ait gueulé avant qu’on soit entré sur le terrain)
sur le parallèle / opposition qui semble établi par le communiqué, dont vous conchiez les termes : « « Plutôt que de lutter en vain contre le piratage, qui est difficilement maîtrisable, les licences libres et ouvertes proposent un partage des œuvres. »
cette phrase est détaillée et critiquée dans le commentaire 6 d’anatole.
il y voit le signe d’une confusion mentale qui aurait contaminé les « gens du libre », annulant jusque chez eux la « distinction entre les oeuvres « piratées » dont les droits ne sont pas ouverts et les oeuvres sous licences libres dont les droit le sont, si bien qu’on a l’impression qu’on parle des mêmes oeuvres. Donc si je mets le dernier album de tel artiste produit cher Universal sous licence libre, je ne pirate plus, je partage c’est ça ? »
Que non. Je proposerai à mon tour ma lecture.
« Plutôt que de lutter en vain contre le piratage, qui est difficilement maîtrisable » : plutôt que de faire comme l’industrie du disque et de nombreux acteurs avec eux comme les SPRD, qui taxent de piratage l’activité de partage à laquelle se livrent leurs clients, profitant des outils mis à leur disposition parfois par ces mêmes acteurs,
« les licences libres et ouvertes proposent un partage des œuvres. » : les musiciens et les autres acteurs de la musique, labels, distributeurs, disséminateurs, mélomanes, public, qui décident d’utiliser les licences libres et ouvertes, proposent un partage, une circulation des oeuvres, et le mettent en oeuvre.
Dans la phrase incriminée, on ne parle pas des mêmes oeuvres, on met en opposition (peut-être certes selon des termes trop rapides, en faisant un raccourci si l’on veut) deux modes d’envisager le partage des oeuvres :
- la vision « dominante », martelée à grands renforts de communication bazooka, projets de loi mal bâtis et manipulations pathétiques, comme quoi le partage est du vol, que c’est du piratage, bref…
- une vision portée par les utilisateurs des licences libres et ouvertes (mais pas qu’eux) selon laquelle le partage des oeuvres par les destinataires de ces oeuvres est normal, juste. ces licences étant un outil permettant de réaffirmer, maintenir, défendre cette juste conception de la dissémination, incluant le partage, contre une théorie économique réduisant toute création, toute production humaine, à un produit, devant être vendu, rémunéré, à l’exclusion de tout autre mode de circulation.
Mais bon, du coup c’est moi qui pinaille, désolé
Je ne dis pas qu’il y a confusion mentale entre les deux types d’oeuvres de la part des auteurs de ce texte, je dis qu’à la façon dont le texte présente les choses, le néophyte pourra ne pas comprendre que le Libre ne consiste pas à appliquer une licence libre sur une oeuvre pour passer du « piratage » au partage. Ton interprétation est la bonne et c’est ainsi qu’elle aurait dù être écrite mais tu ne fais pas partie des néophytes.
Et j’ai précisé que comme je suis concerné par la question, j’ai bien compris le propos derrière la phrase mal tournée.
Est-il donc si incroyablement gonflé que nous demandions à des gens qui prétendent s’inscrire dans l’histoire des licences libres, une rigueur dans la façon dont ils présentent les choses ? N’est-ce pas une preuve de respect envers tous ceux qui font le libre que de donner la bonne version des choses ?
Est-ce que nous ne sommes pas en droit d’attendre autre chose que de l’approximation, de l’amateurisme peu éclairé et une langue mal maîtrisée ?
Par contre, je conchies, pour reprendre tes termes, cette idée débile qui consiste à présenter les licences libres comme une alternative au « piratage ». C’est faux, mensongé, et stupide de s’engager dans cette voie. Quand bien même de plus en plus d’oeuvres auraient des droits ouverts, le piratage continuerait à concerner celles dont les droits restent fermés; le « pirtage » existera donc tant qu’il y aura des oeuvres aux droits fermés et les licences libres n’y changeront rien. Seule la loi le pourra.
ah bah merde, j’ouvre un topic /pédagogie et prosélytisme/ où je donne un texte en pâture à disséquer, — mais on a parlé d’autre chose finalement — et voilà que je découvre que c’est ici que ça en cause en fait.
Sur un autre aspect : que le libre soit irréductible à une alternative au piratage, c’est une évidence. Qu’à faire cela et accréditer cette idée, on erre, d’accord. Je doute que les organisateurs d’ArtIsChaud tombent dans cette ornière. Ce n’est pas en analysant une phrase de leur texte qu’on peut le conclure.
Sur :
« Parce que le Libre est d’accés gratuit, que ce soit le logiciel ou l’art. » Le Libre est d’accès gratuit mais ne s’y réduit pas, Free as in freedom, not as in free beer. On peut très bien vendre du libre.
« En l’occurence, c’est l’acte qui donne un sens au mot. » Quel est l’acte ici, la mise à disposition – par le créateur/producteur/diffuseur du logiciel ou de l’art proposé sous licence libre – , ou l’accès par ses récipiendaires ?
» Alors que Libre ne peut pas être traduit en acte, libre étant un état d’esprit. » Tout dépend de ce qu’on dit quand on dit Libre, quelle acception du mot l’on observe. La formalisation des conditions de liberté de création, jouissance, partage, modification et dissémination d’un logiciel ou d’une oeuvre d’art par une licence libre me paraît un peu plus qu’un « état d’esprit », avec des conséquences très concrètes, très pratiques, et se rattachant très étroitement à l’objet placé sous la licence, à l’auteur/producteur utilisant la licence, et à ceux qui le reçoivent avec les libertés se rattachant à la licence.
» Le partage, la diffusion légale, la copie, sont déja des us et coûtumes engendrés par l’outil internet et non par le Libre. »
Ce n’est pas si évident. Et plus que l’internet il faudrait remonter à l’informatique, à ce qu’est et comment fonctionne une technologie numérique, à base de bits, 100101001011 etc.
Au point que par exemple, Intel rappelait dans le procès Grokster versus MGM que la nature du numérique est *intrinsèquement* copie ( »Digital technologies are by their nature copying technologies »).
Pour autant si la copie est l’essence du numérique, et que le partage et la diffusion sont des modalités évidentes (pour nous – avoir besoin ici de préciser « la diffusion *légale* » montre bien que ce n’est pas si évident pour tous) de la copie, des usages qui en sont faits, je ne crois pas qu’ils aient été engendrés par l’outil internet, lui préexistant.
Le mouvement du libre, apparu dans le milieu numérique et internet, à partir de la FSF, et la GNU/GPL, est bien apparu parce qu’il y avait nécessité impérieuse de rappeler ces évidences, sans cesse et une fois de plus contrebattues.
» C’es pourquoi les internautes ne font pas le rapport entre le mot libre, les oeuvres qui y sont associées et des usages coutumiers. » De par la polysémie du mot Libre, d’une part. D’autre part, à considérer l’histoire plus ancienne du logiciel libre, et le rapport déjà plus fermement établi, dans ce champ, entre le mot libre, les logiciels qui y sont associés, on peut ne pas désespérer.
» La bataille des mots a déja été perdue par le Libre. » Je n’oserais l’affirmer si péremptoirement. Qu’il ne soit surtout pas le moment de baisser la garde, qu’il nous faille encore travailler, batailler, ça oui. Que la bataille soit perdue, ça non.
Bon, ce sera tout pour ce soir : – je vais aller relire La fausse parole, d’Armand Robin, dernière édition connune de moi :éd. Le Temps qu’il fait, Cognac, 1996 je crois, pour fourbir ; et je rentre chez moi, pour souper avec mon amie horizontale – oui, il est temps, et du coup je ne pourrai revenir ici ce soir, le net n’ayant encore pu parvenir en mon antre, pas si retiré pourtant.
À plus, bisatouss
bituur esztreym
lequel nom n’est pas un avertissement, bel et bien un avatar, ;7[)
« Par contre, je conchies, pour reprendre tes termes, cette idée débile qui consiste à présenter les licences libres comme une alternative au « piratage ». C’est faux, mensongé, et stupide de s’engager dans cette voie. Quand bien même de plus en plus d’oeuvres auraient des droits ouverts, le piratage continuerait à concerner celles dont les droits restent fermés; le « pirtage » existera donc tant qu’il y aura des oeuvres aux droits fermés et les licences libres n’y changeront rien. Seule la loi le pourra. »
Idée débile, tout à fait d’accord. (Et que le raccourci dans le texte puisse y conduire, mettons).
« Seule la loi le pourra » : les licences libres sont un outil légal, juridique, dont l’expansion, l’adoption, et ce que cela provoque dans les pratiques et les usages, concourt à l’évolution du droit. Certes cela ne suffira pas. Mais la poussée que cela provoque, concourt, à rendre la situation de plus en plus intenable. Seule la loi, de fait. Et la loi n’est pas un absolu auquel devraient se plier les usages quoi qu’il en coûte.
« Il ne s’agit pas de s’incliner devant le fait, il s’agit de ne pas nier la réalité », disait Michel Vivant dans un colloque sur tous ces trucs, p2p et toussa, pour raisonner les dinosaures arcboutés.
Allez tchô, à plus.
c’est marrant, tout ce que vous notez là me choque pas outre mesure
c’est du pinaillage (et en plus : c’est même pas drôle)
par contre
ce qui me met hors de moi (de rire) c’est l’exaltation délirante qui porte ces expressions :
« la dynamique culturelle et à la composition d’un carnet d’œuvres vaste et fraternel. »
« Les créateurs s’emparent ainsi de ces nouveaux modes pour transcender les relations avec leurs publics. »
« Œuvre naïve, pertinente ou majeure, l’art reprend son visage originel comme ce mode d’expression qui caractérise depuis tout temps l’activité humaine et son évolution. Son caractère universaliste et vital dépasse de loin les considérations stricto économiques. »
c’est halluciné
si j’en connaissais pas l’auteur j’aurais parié qu’il ait fumé la moquette et les papiers peints du patio avant que de se mettre à écrire
ce genre de truc pour moi dessert gravement le libre
ou du moins en donne une version propre à émouvoir les spectateurs de Yann Artus Bertrand
[...] qu’à la fin d’un temps viendrait un règne où tous seraient libres, ou mieux : l’avènement de La Liberté elle-même. On a de la peine à imaginer qu’une telle considération puisse être accordée à des mots [...]
Alors,
Quelques points que j’ai envie d’élucider ici-même concernant Artischaud.
1/ on oublie pas les « petits artistes » on essaie de programmer ce qui nous plait (collectivement dans l’asso) et de toucher le plus d’arts possible (musique, théâtre, danse…), forcément ça limite le nombre de personnes, et quand sur une édition on ne peut pas faire venir un groupe, on essaie l’année suivante (cas de Lessazo et MrSushisooshamp). Après y voir une politique de « tête d’affiche », à part Angil, reconnu dans la région, je ne vois pas… Le reste ce sont des groupes connus sur le net et/ou dans nos cercles militants (Lessazo, Gzzzt (sur Lyon), Deadwood (sur Lyon), Lonah (sur Paris)…). On n’a pas vocation à vouloir représenter les « petits » mais vouloir mettre au jour des artistes.
2/ Concernant le texte.
En effet, je le trouve maladroit sur ses formulations. N’étant pas beaucoup dispo pour rédiger des textes, je n’ai pas beaucoup aidé à leur rédaction. Néanmoins, les thématiques qu’il soulève me semblent importantes. Loin justement des débats sur le libre-informaticien, avec aussi sa vision très libérale des us et coutumes (et je préfèrerai dana que tu te positionnes plutôt par rapport à cela plutôt que de casser un texte par sa forme), mais plutôt avec en ligne de conduite l’idée que les convergences entre éducation populaire et mouvement « libre » sont plus que nécessaires à mettre en lumière ; que de nombreux acteurs utilisent en fait les mêmes outils sans en connaître forcément les enjeux et enfin, que des animateurs de centre sociaux puissent s’emparer du libre pour le faire découvrir à d’autres dans des quartier où l’accès au net représente 20 à 30% de la population, me semble beaucoup plus pertinent que de se gargariser sur internet.
3/ Loin de moi l’idée que Internet se suffise à lui seul pour promouvoir cette idée. Et justement le festival, dans sa conception c’est de vouloir faire descendre de leur nuage internet des idées, des pratiques dans le « réel », et à les mettre en œuvre, que ce soit dans des milieux soit-disant fermés (politiques, institutions…), ou dans des milieux plus ouverts à ces questions (friches, squats, assos, mjc …). L’internet est du réel mais dans son contexte numérique. Le faire sortir de cela pour lui faire rencontrer des acteurs différents, des publics, des artistes, des assos… c’est à mon sens tout aussi nécessaire que les avis qu’on peut chacun avoir sur ce texte.
4/ ah non rien en fait…
5/ ah si, j’aime bien les critiques qu’elles quelles soient, même celles qui peuvent nous sembler injustes, car tout au plus elles nous informent sur l’affect qui nous envahi dans ces cas là.
Bien à vous,
Aisyk.
P.S : Faut vraiment que je reprenne un peu la publication sur mon blog, j’aurai plus de temps bientôt… ^^ promis, ce genre de questionnements sera abordé.
Bonjour Aizyk
bien content de lire tes messages sur ce blog.
Juste une remarque : tu écris :
« je préfèrerai dana que tu te positionnes plutôt par rapport à cela plutôt que de casser un texte par sa forme »
mais justement, je m’énerve sur le fond, pas sur la forme
c’est bien ça le problème
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