SAUVER SA PEAU (L’Orpailleur, 2016)

Couverture-Sauver-sa-peau-recto-pour-blog-e1458141363589Un livre qui questionne, qui dérange, qui secoue.
Un livre qui ne cherche pas à être aimable, qui ne caresse pas dans le sens du poil.
Un texte à la polyphonie assumée, qui donne à entendre les voix de celles et ceux qu’on n’entend et surtout qu’on n’écoute jamais. Les récits situés avant ou pendant une période électorale, se croisent sur les ruines de la social-démocratie occidentale, l’effondrement des croyances et des adhésions. Des personnages fantomatiques, vidés de leur énergie politique, traversent ce livre en chapitres courts qu’il appartient au lecteur de relier entre eux. Ces récits, ces prises de parole, tout en ne cherchant pas à expliquer, laissent des traces indélébiles, dressent un état du monde pré-apocalyptique qui est le nôtre. Un monde où l’idée même de collectif semble désormais impossible.
Sauver sa peau est un livre sur le désenchantement, sans aucun doute, mais surtout une œuvre littéraire éminemment politique, d’une actualité tragiquement brûlante.
En un mot : un livre nécessaire. (Christophe Havot)

 

On peut se procurer l’ouvrage sur le site de l’éditeur.