Trois jours après le décès de Volt, on a tenu une réunion de famille, mon amie, Capou et moi : on avait passé le week-end à pleurer, et un ami cher venait de mettre fin à ses jours, c’était un week-end absolument affreux, on s’est dit qu’il nous fallait un peu d’aide, et que deux chiens, c’était mieux qu’un seul, la maison manquait d’animation, le jardin était tellement triste sans Volt, les près alentours, nos promenades en forêt ou en montagne, c’était comme si le fantôme de Volt nous accompagnait partout, on s’attendait à la voir surgir des fourrés à tout instant, c’était affreux vraiment. On est fait pour vivre avec deux chiens, et pourquoi pas trois ? Bref, le lundi qui a suivi, on a fait le voyage jusqu’à une ferme à volailles au-dessus de Massiac. Là-bas, sur les hauteurs, sept chiens vivaient au milieu des poules, et une belle collection d’épagneuls bretons. Notre vétérinaire itinérante, Sophie, m’avait dit : il te faut un épagneul, ça galope bien, il te suivra dans tes escapades, et c’est terriblement affectueux, etc. On a choisi une des trois petites, âgées de trois mois, la paysan a dit qu’il les appelait toutes trois Iris, parce que c’était l’année des I.