Quand les chiens sont arrivés dans ma vie, je suis immédiatement devenu un photographe de chiens. J’étais fatigué de me prendre moi-même pour modèle, j’avais essayé des trucs avec des jouets en peluche, parce que je n’avais pas le courage de demander à quelqu’un de poser devant mon objectif. Mais le jouet en peluche, c’est assez limité, ça ne bouge pas beaucoup, ça n’est pas auto-moteur. Un chien, oui. Quand Capou avait deux ou trois ans, au début de notre existence commune donc, nous avons crapahuté tous les deux sur les plus hauts sommets du massif. Capou était alors un petit chien courageux, il l’est toujours, mais je crains, comme me l’a confirmé Sophie, notre vétérinaire préférée, l’avoir soumis à un entraînement sportif bien trop intensif. Désormais, quand il se sent fatigué, il s’arrête au milieu du chemin, me regarde avec un large sourire, et attend que je le porte sur mon épaule. Récemment, nous avons adopté d’autres chiens. La dernière en date, Iris de la Loupette, une épagneule breton dont la robe chocolat fait un très bel effet sur la neige, semble infatigable. À l’évidence, la présence d’un chien au premier plan d’une photographie donne de la perspective aux paysages. Ils apportent un peu de variété. (mes considérations techniques sur l’art photographique s’arrête là j’en ai peur).