Littérature

Alors, le temps passant, ces récits s’amendent et s’épaississent : on découvre des choses qu’on n’avait pas vues. Par exemple, celui de cette semaine passée à l’île d’Yeu, au cœur de l’hiver (pas un touriste !), j’avais 18 ans, à la toute fin de 1986 donc. J’ai raconté cette histoire ici, je l’ai écrite il y a…

Read More Nuits picaresques

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Quelques remarques sur Vaches en demi-deuil, qui vient pré-conclure (je fais une pause avant d’attaquer Soir bordé d’or) ma relecture des œuvres complètes d’Arno Schmidt (histoire de donner sens à cette vie claustralestivale). Chroniques champêtres (AS aime les zarbres et les zanimaux, mais déteste les paysans, qui le lui rendent bien j’imagine, bien qu’il ne…

Read More Arno Schmidt : Madonna mia Cara !

À mon âge, les souvenirs prennent une teinture de plus en plus mélancolique : la mort et la destruction ont déjà emporté nombre de protagonistes de ces scènes remémorées, les gens, les bêtes, les paysages, les idées même, lesquels n’ont plus qu’une consistance spectrale. Je ne conseillerais pas à un esprit malheureux de se lancer…

Read More Lire Sebald

Un dernier message dans la veine haineuse-pré-apocalyptique-pornographique (mon état des derniers jours) En me promenant la nuit dernière, je pensais à Roman de Vladimir Sorokine et me disais qu’on tenait là un texte sans doute désespéramment prophétique. Alors oui : Sorokine parle de la Russie post-soviétique (et de l’histoire de la Russie depuis Pouchkine et Tolstoï,…

Read More Sorokine, Roman, et le nihilisme néolibéral

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Témoignage très émouvant que cette coupure de presse publiée sur Twitter : un article du Liverpool Echo Today, relatant l’engagement comme mousse sur un navire, le SS Pyrrhus, le vendredi 13 mai 1927. Le journaliste recueille les paroles de ce jeune homme de 17 ans, un certain Malcolm Lowry : “Pas de jeunesse sur coussin…

Read More No silk cushion youth for me

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Commençons par le commencement, l’Épopée de Gilgamesh. Ce n’est tout de même pas rien de dire que le premier texte littéraire (gravé sur des tablettes d’argile) de l’humanité, s’interroge sur la condition humaine, la mortalité, le travail de deuil, l’arrogance et l’humilité, les limites de notre puissance. À l’heure où le sentiment de toute puissance…

Read More Jalons sur mes sentiers et chemins en pays littéraire

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(1) Je viens de lire Le Promontoir de Henri Thomas. Saviez-vous que ce livre avait été récompensé du prix Femina en 1961. C’était là une autre époque où les jurys s’intéressaient à la littérature. Ils mettaient en valeur un texte qui éprouvait de manière subtile les formes narratives, interrogeait le statut du récit, de la…

Read More Littérature et air du temps

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Alors ce qui est étrange, c’est que, depuis que j’ai commencé à écrire Moldanau, je suis hanté par le personnage d’un colporteur, dont on verra qu’il est peut-être le “fil rouge” de l’ouvrage si on peut parler ainsi, dans la mesure où on le retrouve à de nombreuses reprises, dans différentes récits, et que son…

Read More Le Colporteur

« Mil neuf cent trente-trois. Pourquoi écrire, poète ?[…] Ne nous leurrons pas : nous ne serons jamais bons, Et d’ivresse en saoulerie nous allons aux supplices, aux tortures et au sang […] Découvre-toi et souviens-toi des victimes. Oh ceux pour qui répandre le sang est jouissance ! Le démoniaque est aveugle, l’immoral est aveugle, les fantômes sont aveugles.…

Read More L’envie de rire nous avait passé