La question est vieille comme l’alpinisme : pourquoi se lancer dans des expéditions aussi dangereuses ?

L’actualité a suscité le retour de cette question : il y a quelques jours, 6 alpinistes ont disparu durant l’ascension du Mont Rainier (État de Washington) et on se souvient du décès traumatisant des 16 sherpas sur l’Everest le mois dernier.

Autre fait sujet à débat dans la communauté : une alpiniste chinoise a gravi l’Everest après la mort des sherpas. Non seulement elle a bravé la loi non écrite qui s’est imposé chez les grimpeurs (ne pas grimper cette année par respect pour les sherpas et parce qu’un temps de réflexion est nécessaire pour repenser l’avenir des ascensions himalayennes) mais de plus, elle a utilisé un hélicoptère pour s’élever au-dessus de la zone de pics de glace dans laquelle les sherpas (qui préparaient les passages pour le début de la saison) ont trouvé la mort. Mais elle a donné une somme importante à l’hôpital local.

L’article de Conrad Anker s’achève par une citation de Malory, qui mourut comme on le sait dans l’ascension de l’Everest en 1924 :

« If you cannot understand that there is something in man which responds to the challenge of this mountain and goes out to meet it, that the struggle is the struggle of life itself upward and forever upward, then you won’t see why we go. What we get from this adventure is just sheer joy. And joy is, after all, the end of life.»

SOURCE : Opinion: Why I Climb Dangerous Mountains
by Conrad Anker
for National Geographic
4 juin 2014