Un article tout à fait passionnant dans lequel nous apprenons qu’autour de la ville d’Anchorage : « there are an estimated 250 to 350 black bears and 65 grizzlies roaming the city. », et qu’il n’est pas toujours souhaitable de suivre les consignes traditionnelle en cas de rencontre avec un ours. (et le cas de Timothy Treadwell est évoqué, ainsi que celui de Jessica Gamboa, dont la rencontre récente avec un grizzli a mal tourné, mais, contrairement à Treadwell, elle a survécu).

La situation ici est très particulière : cette proximité des ours et des hommes — les ours autour d’Anchorage sont tout à fait dans le cas des animaux “liminaux” dont parlent les auteurs de Zoopolis, et non pas des animaux “sauvages” au sens propre. On connaît d’autres cas dans le monde où des prédateurs éventuellement dangereux pour l’homme et les humains donc, vivent à proximité. On évoque souvent la pression humaine qui a restreint l’habitat de ces ours, tigres, lions, crocodiles etc.. et les a conduit à s’approcher des villes et des villages. C’est parfois évident. Parfois moins, comme dans ce cas, en Alaska, où les ours et les humains partagent depuis longtemps le même territoire. Les rencontres sont donc inévitables. Apprendre à se protéger des ours, quand on est humain, fait partie du respect qu’on leur doit — il n’est pas question de supprimer les ours (sauf quand l’un d’eux a “goûté de la chair humaine”, dans ce cas, il est préférable de le retirer de ce territoire partagé), et apprendre, quand on est un ours, à éviter les humains, fait partie du vade mecum de ces ours “urbanisés”.

Source : “Alaska bear encounters, could old advice be completely wrong?”
par Craig Medred
Alaska Dispatch, June 4, 2014